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Titre professionnel ECSR

En route pour le titre pro !

Sources : DIRECCT idf, emploi.gouv.fr, CNSR, AFPA

Un titre pro c’est quoi ?

Un titre professionnel est une certification professionnelle délivrée par le ministère chargé de l’emploi.

Le titre professionnel atteste que son titulaire maîtrise les compétences, aptitudes et connaissances permettant l’exercice d’activités professionnelles qualifiées.
Il permet de favoriser l’évolution professionnelle ou le retour à l’emploi de son titulaire et s’obtient au terme d’un parcours de formation professionnelle ou par le biais de la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Un titre professionnel est constitué d’une ou plusieurs unités représentant chacune un ensemble cohérent de compétences, aptitudes et connaissances : les Certificats de Compétences Professionnelles (CCP).

 

Un Certificat Complémentaire de Spécialisation (CCS), correspondant à une extension de l’emploi, qui peut être associé au titre professionnel (groupe lourd, deux roues). Il atteste d’une spécialisation précise.

Il existe 5 niveaux de Titres professionnels.

  • Le niveau V atteste d’un niveau de formation équivalent à celui du Brevet d’études professionnelles (BEP) ou du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP).
  • Le niveau IV marque un niveau de formation équivalent à celui du Brevet Professionnel (BP), du Brevet Technicien (BT), du Baccalauréat Professionnel ou du Baccalauréat Technologique.
  • Le niveau III certifie un niveau de formation équivalent à celui d’un Diplôme des Instituts Universitaires de Technologie (DUT), d’un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) ou d’un diplôme de fin de 1er cycle de l’enseignement supérieur.
  • Le niveau II est équivalent ou supérieur à celui de la Licence ou des écoles d’ingénieur.

 

Pour qui ?

Un Titre professionnel quel que soit le niveau de ma formation!

Les titres professionnels s’adressent à tout public mais plus particulièrement aux personnes peu ou non qualifiées, qu’elles soient titulaires d’un contrat de travail ou à la recherche d’un emploi.

Les titres professionnels concernent plus précisément :

  • Les personnes sorties du système scolaire sans diplôme et souhaitant acquérir une qualification dans un secteur déterminé, et notamment dans le cadre d’un contrat de professionnalisation ;
  • les personnes expérimentées souhaitant faire valider les compétences acquises en vue d’une promotion sociale par l’obtention d’une qualification reconnue ;
  • les personnes confrontées à un licenciement  et souhaitant se reconvertir.

 

Ainsi, quelle que soit votre qualification initiale (et même si vous n’en possédez pas), vous pouvez bénéficier de formations diplômantes et obtenir un Titre professionnel qui correspond à votre projet.

 

Qu’est-ce que ça change?

En premier lieu, rappelons que le titre professionnel est de niveau 3, et non 4 comme l’ancien BEPECASER. C’est la classification des techniciens spécialisés.

Les enseignants titulaires du BEPECASER continuent bien sûr à avoir le droit d’enseigner, et peuvent, s’ils le souhaitent, accéder au titre professionnel par la validation des acquis de l’expérience dès lors qu’ils peuvent justifier des compétences professionnelles correspondantes.

Il n’y a plus de sessions à dates fixes. Les centres de formations pourront démarrer des sessions en fonction des besoins des écoles de conduite, et organiser des sessions de validation à l’issue de la formation, sous la responsabilité des services du ministère du travail.

Les candidats formés dans le cadre d’un contrat d’alternance (et uniquement eux) pourront demander aux services des préfectures l’établissement d’une ATRE dès lors qu’ils peuvent justifier de la validation d’un premier cycle de formation. Le titre professionnel sera composé de deux CCP (certificat de compétence professionnelle), tous deux à contenus exclusivement techniques et professionnels. L’ATRE (autorisation temporaire et restrictive d’enseigner) pourra être délivrée dès lors que le candidat aura validé son premier CCP.

En outre, la DSCR, en mal d’effectif, a de plus en plus de mal à maintenir son diplôme, qu’il s’agisse d’un point de vue technique (formation des coordinateurs pédagogiques, mobilisation des examinateurs, etc.), mais plus grave, d’un point de vue légal. En effet, la loi exige désormais que les titres ou diplômes professionnels inscrits au registre national des certifications professionnels soient accessibles par trois voies (formation, validation des acquis de l’expérience, reconnaissance partielle des compétences). Or, le BEPECASER n’a pas été conçu pour une telle mécanique, et risque fort de ne plus être inscrit au RNCP et de perdre sa reconnaissance de niveau 4.

La réforme de la formation professionnelle pointe son nez, et un de ses objectifs est de renvoyer sur les entreprises la responsabilité de la formation de leurs collaborateurs. Au niveau de la formation initiale des enseignants de la conduite, l’essentiel des financements provient de Pôle Emploi et des collectivités régionales, sources qui vont rapidement se tarir… Il faut donc permettre aux entreprises de financer les formations initiales en leur donnant accès à l’alternance, et que les salariés en alternance puissent assurer des productions au fur et à mesure de leur formation.

C’est cette ATRE qui permet l’enseignement à titre onéreux, sous certaines conditions, à des non titulaires du diplôme complet. Et qui permet, dès lors, à la profession d’accéder à de vrais contrats d’alternance.

 

Comment ça marche ?

La durée de la formation est portée à 910 heures. Mais elle pourra raccourcie au cas où le stagiaire présente une expérience professionnelle qui le dispense de passer certaines compétences. Cette formation se décompose en deux parties permettant d’obtenir un certificat de compétence professionnelle (CCP).

Le CCP1 porte sur la formation initiale à la conduite. Il reprend le programme Bepecaser auxquelles sont ajoutés de nouvelles thématiques telles que l’animation de groupe, l’approche psychologique et comportementale, la prise en compte des personnes autres que l’élève comme les parents lors des rendez-vous pédagogiques, etc… On parlera de compétences qui viendront compléter la formation par objectifs et restera dans l’idée du REMC, lui-même inspiré de la matrice GDE.

 

Quant au CCP2, il porte sur les formations pré-permis et post-permis. L’élève pourra passer ses deux CCP dans l’ordre qu’il souhaite. Mais il devra impérativement avoir validé un CCP pour pouvoir passer le second. Le 1er CCP obtenu, celui-ci aura une durée de validité de 2 ans. En d’autres termes, les stagiaires disposeront de deux ans pour obtenir leur 2e CCP une fois le 1er obtenu. Dans le cas contraire, ils devront tout reprendre à zéro.

À l’instar du Bepecaser, il est possible de suivre une formation spécifique pour l’obtention du certificat complémentaire de spécialisation des « deux-roues motorisés ou du groupe lourd ».

 

Deux filières de formation possibles :

 

  •  En formation continue ou discontinue :
  1. a) Formation continue:

Une personne désirant devenir enseignant de la conduite aura deux chemins différents pour y parvenir. Elle pourra soit s’inscrire dans un centre de formation agréé et suivre l’intégralité de la formation (CCP1 et CCP2) soit 910h. Dans ce cas, elle devra effectuer un stage en entreprise de 280 heures (soit 2 fois 140h) durant lesquelles elle sera placée sous la responsabilité d’un enseignant de la conduite et ne pourra être qu’observatrice.

  1. b) Formation discontinue :

Soit, elle pourra opter pour une formation en alternance en signant un contrat de professionnalisation avec une auto-école. Dans ce cas, elle pourra dès l’obtention de son 1er CCP participer activement à l’activité de l’entreprise en donnant des cours en relation avec la thématique du 1er CCP obtenu. Et c’est là, une véritable révolution ! En effet, jusqu’à présent, les stagiaires ne pouvaient rien produire. Ils devaient se contenter d’être accompagné d’un tuteur. Ce qui constituait une charge pour l’auto-école et ne garantissait pas que la personne reste dans l’entreprise une fois sa formation achevée. D’où le peu de succès rencontré par cette formule. La solution est donc venue tout dernièrement avec l’obtention de la légalisation de l’autorisation temporaire et restrictive d’enseigner (ATRE).

À noter que pour éviter toute dérive de la part de certains exploitants, la part d’ATRE par entreprise est limité à 20% de l’effectif total des enseignants de la conduite.

 

  •  En passant par la VAE :

Le candidat qui se présente par le biais d’une VAE fait une demande de recevabilité auprès de l’unité territoriale de son domicile.

Il devra fournir l’attestation et les pièces justificatives prévues à l’article R.335-7 du code de l’éducation. En l’absence de réponse de la part du directeur du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle dans les deux mois suivant la date de dépôt de la demande, celle-ci est considérée comme refusée. La décision d’admission de la recevabilité des acquis de l’expérience est valable un an à compter de la date de sa notification à l’intéressé.

Le candidat qui passe par la VAE effectue une démarche volontaire. Il pourra néanmoins bénéficier de cours en centre de formation s’il le souhaite, mais ne dépendra pas de ce centre pour la session de validation du titre.

 

À l’issue de votre formation, vous passez des épreuves de validation échelonnées sur plusieurs jours. Vos compétences sont évaluées par un jury de professionnels, dans des conditions proches de l’exercice de votre futur métier. Les membres du jury sont des professionnels ayant au moins 5 ans d’expérience dans le secteur, habilités par le ministère chargé de l’Emploi.

Toutefois, la procédure diffère selon que vous avez suivi votre formation d’un seul tenant ou que vous l’avez validée module après module.

 

 Comment se déroulent les examens ?

 J’ai effectué une formation complète:

Si le jury reconnaît que l’ensemble des compétences requises est maîtrisé, le Titre professionnel vous est délivré par le responsable de l’Unité Territoriale de la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi).

En revanche, si le jury estime que vous ne maîtrisez qu’une partie seulement des compétences requises, un ou des certificat(s) de compétences professionnelles (CCP), vous est (sont) délivré(s). En cas de validation partielle de votre formation, vous disposez alors d’une durée de 5 ans pour compléter votre parcours de formation et obtenir le Titre professionnel complet.

 

J’ai effectué une formation en discontinu:

Après chaque module de formation, le jury vous délivre, si vous maîtrisez les compétences requises, un certificat de compétences professionnelles, consigné dans un livret de certification. Une fois que vous aurez obtenu tous les certificats nécessaires, vous passerez un entretien avec un jury pour obtenir le Titre professionnel.

 

Dispositif d’évaluation de la session de validation du titre :

La session de validation du titre du titre profession d’enseignant à la conduite et de la sécurité routière se décomposera en 4 parties :

  1. Une mise en situation professionnelle
  2. Un entretien technique
  3. Questions à partir de production(s)
  4. Un entretien final

 

  • La mise en situation professionnelle se déroulera en présence d’un jury et se décomposera en deux séances d’animations d’une heure chacune :

-Une animation en séance collective de formation à la sécurité routière,

-Une séance d’animation individuelle de formation à la conduite.

  • L’entretien technique portera sur des questions posées par le jury autour de la prestation du candidat lors de ses mises en situations professionnelles (durée 1h)
  • Les questions à partir de production(s) consisteront à une présentation orale d’une action de sensibilisation à la sécurité routière pendant 30 minutes, suivi des questions du jury (30minutes) soit une durée d’une heure.
  • Enfin l’entretien final avec le jury portera sur la représentation du métier d’enseignant de la conduite et de la sécurité routière au cours d’un entretien de 30 minutes.

 

S’en suivra une délibération du jury qui décidera aux vues des résultats des examens d’une validation partielle ou totale du titre voir d’une invalidation totale.

 

Attention: les informations données peuvent être sujettes à modifications.